Le Blog d'Elsa de Romeu : Information alternative, pertinente & impertinente
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l’Esclavage d’origine Africaine & Arabo-Musulmane au cours des siècles …

“La Traite Esclavagiste Européenne, la + connue, débute au XVIème siècle pour s’achever au début du XIXème siècle.
L’autre, Arabo-Musulmane, commence au IXème siècle, 700 ans + tôt, & se termine pour l’essentiel à la fin du XIXème siècle, avec la colonisation de l’Afrique.
Une colonisation qui va permettre de rendre effective l’Abolition de l’Esclavage en contrôlant les territoires auparavant livrés aux Esclavagistes Musulmans.
Très souvent, des Tribus Africaines locales, voire des états organisés (royaume de Ghana, empire du Mali, empire Sanghaï) capturent les Esclaves au cours de razzias pour les Arabes,
où les hommes sont décapités & les femmes & les enfants traînés le long des pistes sahariennes dans des conditions effroyables.
Cette Traite Saharienne aura duré + de 1.000 ans.
Depuis des siècles, les Arabes possèdent des comptoirs sur le littoral & dans les îles de l’océan Indien, attendant que leurs Courtiers Noirs leur livrent ivoire & esclaves,
n’ayant pas le contrôle des voies de communication de l’intérieur qui restent le monopole de Tribus Noires spécialisées dans la vente d’Esclaves Noirs au Mozambique, au Kenya & au sud du Lac Victoria.
Cela change au milieu du XIXème siècle, quand les Arabes remontent les pistes, ravageant toute une partie de cette Afrique Orientale, depuis le Soudan jusqu’au Mozambique & de l’Océan Indien au Congo.
Ceux qui parviennent sur le littoral sont regroupés à Zanzibar dont le Marché aux Esclaves est quotidien & renommé :
de 1830 à 1875, 7430.00 Esclaves furent vendus sur ce seul marché !
Il faut savoir que pour 1 esclave vendu sur le marché de Zanzibar, 4 ou 5 ont péri en route ou lors de leur capture !
Ajoutons que la dernière Caravane d’Esclaves est signalée en Libye en 1929, qu’en 1960, les Ventes d’Esclaves étaient toujours courantes à la Mecque, qu’en 1964, on vendait encore des Noirs au Yémen,
que l’Esclavage ne fut aboli en Arabie Saoudite qu’en 1962,
& qu’il existe encore des populations noires serviles en Mauritanie. ”

” Concernant la traite esclavagiste occidentale – le commerce triangulaire – l’essentiel a été dit. Il s’agit d’un élément à charge constant dans le procès fait à l’occident.

L’historiquement correct ne prend pas, ou rarement, en compte le fait que 2 types de traites ont existé, se superposant parfois : l’Européenne, venue de l’océan, & la Musulmane, venue du nord et du nord-est du continent.

La Traite Européenne, la + connue, débute au XVIème siècle pour s’achever au début du XIXème siècle.

La seconde, Arabo-musulmane, commence au IXème siècle, 700 ans + tôt, et se termine, pour l’essentiel, à la fin du XIXème siècle, avec la colonisation de l’Afrique.

Une colonisation qui va permettre de rendre effective l’abolition de l’esclavage en contrôlant les territoires auparavant livrés aux esclavagistes musulmans.

La Traite Musulmane a concerné 3 vastes régions de l’Afrique noire, qui étaient autant de pôles d’expansion commerciale :

1 / la Traite Saharienne – Sahel

Elle touchait l’Afrique de l’Ouest sahélienne & le commerce des esclaves n’était qu’une composante des échanges transsahariens qui mettaient en relation les 2 rives de « la mer de sable ».

Cette traite, la + ancienne, débute à l’ouverture des pistes transsahariennes par les musulmans, et les sources arabes mentionnent dés le IXème siècle ce mode de commerce. Cette pratique va durer jusqu’au XXème siècle, voire jusqu’à nos jours. (1)

Du Nord, les Arabes acheminent des marchandises cumulant 3 avantages : elles sont non périssables, de faible encombrement & de forte valeur marchande (bijoux, étoffes, armes, plaques de sel).

Au retour, les marchands rapportent du Sud de l’ivoire, de l’or, des peaux de félins, des plumes & des esclaves qui suivent à pied la caravane & portent des marchandises.

Très souvent des tribus locales, voire des états organisés (royaume de Ghana, empire du Mali, empire Sanghaï) capturent les esclaves au cours de razzias pour les Arabes.

Le XIXème siècle a laissé de très nombreux témoignages européens se rapportant à cette traite (les écossais Mungo Park ou Clapperton, l’allemand Nachtigal) ;

tous décrivent les dévastations commises par les esclavagistes : les hommes décapités laissés sur place, les femmes & les enfants traînés le long des pistes sahariennes dans des conditions effroyables.

Cette traite saharienne aura donc duré + de 1.000 ans, mais il est difficile d’en évaluer l’importance car les marchands musulmans, à l’inverse des ports négriers ou des compagnies coloniales occidentales, n’ont pas laissé d’archives.

2 / la Traite Egyptienne – Mer Rouge

C’est aussi une traite arabe. Elle s’exerce dans le quart Nord-Est de l’Afrique & est + récente que la traite Saharienne (attestée dès le XIIème siècle).

Elle concerne principalement les peuplades nilotiques du Sud Soudan en raison de la réputation de beauté de leurs femmes.

Ecoutons le célèbre géographe al Idrisi (1100-1166) parlant des femmes Nuba, une des principales ethnies de cette région :

« Elles sont d’une très grande beauté. Elles sont excisées. Elles sont d’une origine noble qui n’a rien à voir avec l’origine des sudans [terme générique pour désigner les noirs] : lèvres fines, petite bouche, dents blanches, cheveux lisses. (…)

Un esclave coûte à peu prés  300 dinars. Aussi, comme pour toutes ces qualités elles sont recherchées par les rois d’Egypte, ils surenchérissent sur les prix de vente. » (5)

Les témoignages laissés par les voyageurs européens du XIXème siècle sont effrayants : Georg Schweinfurth (1836-1925), un Allemand qui parcourt ces régions  de 1868 à 1871, décrit les villages incendiés, les cadavres d’hommes en décomposition. Seules les femmes et les enfants ont été capturés…

Simultanément, en Mer Rouge, le commerce des esclaves alimentant la péninsule arabique est également florissant.

Ce n’est que l’installation de la Grande Bretagne à Aden, en 1839, puis celle de la France à Obock, en 1862, et à Djibouti, en 1884, qui vont contribuer à freiner ce trafic !

3 / la Traite Orientale – Zanzibar

+ récente que la Traite Saharienne, c’est sans doute la + connue et la + importante, la + dévastatrice des traites musulmanes.

Au début du XIXème siècle, le sultan de Mascate (sultanat d’Oman), fit introduire la culture du giroflier à Zanzibar et dans ses autres possessions insulaires en Afrique de l’est. Or cette culture nécessitait une importante main d’œuvre.

Zanzibar, qui devient la capitale du sultanat,  va devenir en quelques années la plaque tournante d’un trafic esclavagiste à grande échelle.

Depuis des siècles, les Arabes possèdent des comptoirs sur le littoral & dans les îles de l’océan Indien.

Ils s’y cantonnent, attendant que leurs courtiers noirs leur livrent ivoire & esclaves, n’ayant donc pas le contrôle des voies de communication de l’intérieur qui restent le monopole de tribus noires spécialisées dans la vente d’Esclaves Noirs (Yao du Mozambique, Kamba de l’actuel Kenya, Nyamwezi au sud du lac Victoria) …

Cela change au milieu du XIXème siècle, quand les Arabes remontent les pistes conduisant vers l’intérieur du pays, désirant contrôler eux-mêmes la « production » d’esclaves & d’ivoire.

Ces pistes seront les pénétrantes de leur impérialisme, ravageant toute une partie de cette Afrique Orientale, depuis le Sud Soudan au nord jusqu’au Mozambique au sud, et de l’Océan Indien à l’Est au fleuve Congo à l’Ouest.

Une fois de plus cette traite est connue grâce aux nombreux témoignages laissés par des voyageurs européens (Richard Burton, David Livingstone, Verney Cameron, entre autres).

Si les Arabes continuaient à acheter des Esclaves Nnoirs à certains de leurs « frères » noirs, le moyen le + efficace de se procurer ces esclaves était les razzias de villages entiers.

Une fois capturés, la majorité des esclaves prenaient le chemin de l’Océan Indien, encordés ou enchaînés par groupes de 10 ou 20.

Tous ceux qui ne pouvaient pas suivre étaient abattus :  « Notre chef de caravane reste en arrière, parce qu’une jeune fille, l’un de ses derniers achats, ne peut continuer la route en raison d’une plaie à la jambe. Voyant que le mal est sans remède, il coupe la tête à la pauvre enfant. » (2)

Ceux qui parviennent sur le littoral sont regroupés à Zanzibar dont le marché aux esclaves est quotidien & renommé :

en 1866, Livingstone le décrit ainsi : « 300 individus, à peu prés, se trouvaient en vente. Excepté les enfants, tous semblaient honteux de leur position. Les dents sont regardées, les jupes relevées pour examiner les jambes, puis on jette un bâton pour que, en le rapportant, l’esclave montre son allure. Quelques uns sont traînés au milieu de la foule, et leurs prix criés sans cesse.

La plupart des acheteurs étaient des Arabes du Nord & des Persans. » (2)

Les chiffres des recettes des douanes de Zanzibar indiquent que de 1830 à 1875, 743.000 Esclaves furent vendus sur ce seul marché !

Ces chiffres ne valent que pour le commerce officiel de Zanzibar et ne tiennent pas compte de la contrebande.

Par ailleurs, de nombreux ports du littoral commerçaient directement avec le monde musulman, sans tenir de registre.

Il faut enfin savoir que pour 1 esclave vendu sur le marché de Zanzibar, 4 ou 5 ont péri en route ou lors de leur capture ! (4)

Ajoutons que la dernière caravane d’Esclaves est signalée en Libye en 1929, qu’en 1960, les ventes d’Esclaves étaient toujours courantes à la Mecque, qu’en 1964, on vendait encore des Noirs au Yémen,

que l’Esclavage ne fut aboli en Arabie Saoudite qu’en 1962 & qu’il semble qu’il existe encore des populations noires serviles en Mauritanie. (1)

3 traites, donc, en + de la Traite Occidentale, ravagèrent l’Afrique Sahélienne & l’Afrique Orientale.

Quelques Réflexions

1- Importance Quantitative de l’Esclavage

Question difficile, compte tenu de l’absence d’archives africaines & orientales. Seul l’Occident dispose de données fiables & exploitables pour quantifier la Traite Atlantique.

Pour autant, nombre d’historiens ont pu approcher une estimation large de la traite arabe.

D’après Austen (5), si un peu + de 11 Millions de captifs ont été déportés par l’ensemble des Traites Atlantiques, c’est prés de 17 Millions qui semblent l’avoir été par les différentes Traites Musulmanes entre le XIIème siècle & les années 1920.

Paul Bairoch (6) avance le chiffre de 25 Millions de Noirs ayant subi la Traite Arabe, contre 11 Millions pour la Traite Européenne ; une fourchette donc large entre 11 et 25 millions de noirs déportés par les musulmans… La marge d’erreur est importante et Austen l’estime lui-même à 25%.

2 – Populations réduites en Esclavage

La Traite Arabe présentait 2 différences importantes avec la Traite Atlantique :

  • Alors que les Européens ne participaient ni aux opérations de chasse, ni à l’acheminement des « prises » vers les points de vente, se contentant de prendre livraison des Esclaves dans quelques comptoirs littoraux, les Arabo-musulmans sont, eux, le + souvent, directement impliqués dans les 2 actions, contrôlant souvent les routes d’acheminement.
  • Alors que la Traite Européenne porte avant tout sur des Hommes en état de travailler dans les plantations, la Traite Musulmane vise d’abord les jeunes Femmes puis les Enfants, avant de s’intéresser aux hommes, qui présentaient bien sur un intérêt pour certaines cultures, notamment le giroflier à Zanzibar.

Les Femmes & les Filles (parfois une mère & sa fille) étaient majoritairement destinées aux harems orientaux.

Les jeunes Garçons étaient le + souvent émasculés dans des conditions atroces, avec une mortalité majeure, compte tenu de complications (hémorragies & infections) constantes.

Pétré-Grenouilleau (7) estime aprés revue de la littérature qu’1 Garçon sur 15 ou 20 survivait à cette amputation !

Les survivants devenaient des Eunuques destinés à la surveillance des harems (parfois de leur propre mère ou de leur soeur).

Les Hommes, sauf cas particulier, étaient le + souvent égorgés lors des razzias, ce qui peut expliquer, avec l’émasculation des jeunes Garçons, la faible importance des populations noires dans le monde Musulman, contrairement aux pays Occidentaux.

3 – Durée de l’Esclavage

Les Traites Arabes ont duré bien + longtemps que les Traites Atlantiques : elles commencent dés le Haut Moyen Age, avant l’Ere Islamique, puis sont largement amplifiées par l’expansion musulmane, la colonisation du pourtour Méditerranéen,

pour ne prendre fin qu’avec la présence Européenne en Afrique, qui, au nom du mouvement abolitioniste – exclusivement occidental – va interrompre les voies de la Traite Arabe & la traite interne Africaine.

Soit + de mille ans, à comparer aux 3 siècles de la Traite Occidentale…

4 – Hypermnésie de la Traite Atlantique & Amnésie de la Traite Arabe

Il existe une tendance à minimiser voire occulter complètement la traite ayant approvisionné le monde Musulman en Esclaves.

Cette tendance nette est à mettre en parallèle avec la surexposition de la Traite Atlantique, le paradigme politiquement & historiquement correct étant que seul l’Occident est coupable & doit payer …

Par exemple l’écrivain et journaliste Yves Bénot : « A la différence de la traite atlantique, le commerce négrier oriental est un commerce volontaire et non imposé par la force (sic !). En contrepartie, l’Afrique reçoit du Maghreb ou de l’Egypte des tissus, des barres de fer, des perles de verre. En somme, un commerce équilibré. (sic !) » (8)

Minimiser la Traite Arabe permet de stigmatiser + confortablement l’Occident.

Le statut de victime accordé aux peuples non-occidentaux (Africains, en particulier) par le politiquement correct s’accommode mal de l’implication directe de ces derniers dans la Traite Esclavagiste…

Un autre facteur est que l’Esclavage n’a jamais préoccupé les penseurs Musulmans au même titre qu’il a inquiété les intellectuels Européens & Nord-américains des XVIIIème & XIXème siècles.

5 – Des Négriers Noirs : la Traite Noire

C’est sans doute un des tabous les plus tenaces de l’histoire de la Traite Esclavagiste, qu’elle soit Atlantique ou Arabe :

la traite ne fut possible que parce que des Noirs capturaient d’autres Noirs pour venir les vendre aux Négriers Européens & Orientaux !

Les Européens ne pénétraient jamais à l’intérieur du continent, préférant traiter à partir des comptoirs littoraux.

Les Orientaux, s’ils ouvrirent les routes transsahariennes & s’ils prirent le contrôle des routes de l’Afrique Orientale, s’approvisionnaient largement également auprès de tribus noires, voire de véritables Etats Négriers Africains :

la Traite des Esclaves fut ainsi d’abord le fait d’états esclavagistes africains qui savaient raréfier ou réguler la “marchandise” en fonction de la demande.

Oui, une partie de l’Afrique s’enrichissait en vendant l’autre partie, initialement à d’autres peuplades noires, puis aux premiers marchands Orientaux, puis enfin aux Européens, ceux-ci n’apparaissant que secondairement dans un trafic ancestral & culturel.

Les royaumes d’Abomey, du Bénin, d’Ashanti ou d’Oyo, sur la “Côte des Esclaves”, en Afrique de l’Ouest, étaient ainsi devenu de véritables Etats Négriers puissants & luttant entre eux pour conserver les routes vers l’océan & donc le monopole du commerce avec les Occidentaux …

6 – Abolition des Traites Orientales

Contrairement à l’Occident, il n’y eut pas de mouvement abolitionniste dans le monde Musulman & la disparition de la Traite Arabe fut essentiellement du à la geste Abolitionniste Européenne,

puis à la Colonisation Européenne de l’Afrique qui permit de couper les routes de la Traite Orientale & de mettre en sécurité des populations qui avaient toujours vécues dans la peur de razzias.

La persistance tardive de cas d’Esclavage dans le monde Musulman montre assez bien que la Traite Arabe aurait perduré si l’Occident n’y avait mit un terme.

Par exemple, en Mer Rouge, c’est l’installation de la Grande Bretagne à Aden, puis celle de la France à Obock, en 1862, et à Djibouti, en 1884, qui vont contribuer à freiner ce trafic.

Et cette Abolition fut unilatérale ; on ne demanda pas leur avis aux royaumes Africains qui avaient bâti leur richesse sur le commerce de leurs frères, pas + qu’on ne prit la peine de consulter les marchands Arabes qui continuaient à ponctionner les côtes orientales du continent. (7)

Conclusion

Dans ce domaine + qu’ailleurs, tout n’est que manipulation, désinformation & manichéisme, au service de la Doxa unique : l’Occident est coupable & doit expier…

Il n’est bien sûr pas dans mon propos de nier le crime que fut la Traite Transatlantique : il s’agit d’un fait historique, mais l’abolition de cette traite ignoble est ironiquement a mettre au crédit du seul Occident !

Utiliser ce coté sombre de notre histoire pour culpabiliser & instrumentaliser les Occidentaux d’aujourd’hui constitue + qu’un anachronisme, une injustice.

Hélas, bon nombre de dirigeants Africains & Orientaux ont bien compris le bénéfice à retirer de ce type de raisonnement, aidés en cela par bon nombre d’organisations gauchistes & tiers-mondistes repues d’auteurs anti-occidentaux (Fanon, Sartre, Dumont, etc).

Au delà de cette injustice, cette dialectique victimaire enferre également nombre de peuples Africains & Orientaux dans des comportements chroniques d’assistance & de dépendance à l’égard de l’Occident (ce que B Lugan appelle “les mythes incapacitants“).

Pour finir & s’il faut établir une comparaison, l’implication du monde Musulman (je ne parle pas ici de culpabilité qui ne signifie rien, s’agissant d’un jugement moral anachronique) dans la traite esclavagiste est sans doute largement supérieure, en durée & en volume.

+ encore & curieusement, l’Abolition de l’Esclavage par l’Occident – et notamment de l’essentiel de la Traite Arabe – n’est que rarement évoquée, alors même que le monde Musulman ne connut jamais pareille évolution philantropique.

Source : http://hoplite.hautetfort.com/archive/2007/09/02/esclavagisme-musulman.html

 
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