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Au Feu, les Libertés ?

“Pourquoi sommes-nous si peu attachés aux libertés fondamentales & si prompts à les voir disparaître sans réaction ?
Les libertés fondamentales sont celles qui touchent à l’essence même de la personne humaine, qui fait qu’une personne est une personne & non pas un objet ou un esclave (ce qui revient au même).
Sans respect des libertés fondamentales, il n’y a + d’ordre spontané & in fine, il n’y a + de société, mais au contraire le chaos.
Derrière la façade immobile qui peut sécuriser, règne le chaos d’une société qui n’est + organisée, mais maltraitée.
Nous devrions donc être très attachés aux libertés fondamentales, non seulement par respect pour l’intégrité des personnes,
mais aussi parce qu’elles seules apportent le bonheur & la prospérité, ce que démontre l’histoire de l’Europe.
Peu de personnes y sont réellement attachées, aussi curieux que cela puisse paraître…
Les libertés ont l’inconvénient d’amener avec elles la responsabilité & l’incertitude. ”

Pourquoi sommes-nous si peu attachés aux libertés fondamentales & si prompts à les voir disparaître sans réaction ?

Les libertés fondamentales sont celles qui touchent à l’essence même de la personne humaine, qui fait qu’une personne est une personne & non pas un objet ou un esclave (ce qui revient au même).

Parmi ces libertés on trouve la liberté de penser & de parler, de se déplacer, de pratiquer une religion, de fonder un foyer & d’avoir des amis, d’exercer son objection de conscience, de fonder une entreprise & de la développer.

Ces libertés sont essentielles pour bâtir une société libre & prospère, une société où les gens sont heureux.

Dans le monde communiste, où ces libertés étaient bafouées, il n’y avait que laideur & tristesse, comme en témoigne le grand nombre de suicides.

Les Libertés, fondement de la Personne humaine

Les libertés sont toujours en tension entre le respect de la personne humaine, son unicité, sa distinction & le respect de règles globales & générales qui permettent la vie en société. Mais être en tension ne signifie pas être en contradiction.

C’est parce que les personnes sont des personnes qu’elles s’associent entre elles & qu’elles forment des groupes & des sociétés. D’abord un foyer, puis une nation & enfin un ordre international.

Ce qu’a démontré Hayek, notamment, c’est que l’ordre spontané des personnes est le + à même de bâtir une société cohérente & forte que l’ordre construit imposé par des normes & des règles.

Sans respect des libertés fondamentales, il n’y a + d’ordre spontané & in fine, il n’y a + de société, mais au contraire le chaos.

La Russie soviétique à l’époque de Brejnev et de Gorbatchev était un chaos de contradictions, de petits bureaux, de contrordres, qui empêchaient le fonctionnement de l’État, comme l’a tragiquement démontré l’accident de Tchernobyl.

Derrière la façade immobile qui peut sécuriser, règne le chaos d’une société qui n’est + organisée, mais maltraitée.

À l’inverse de ce que l’on peut penser de façon intuitive, l’ordre spontané est plus à même que l’ordre constructiviste de créer une société qu’un ordre stable, générateur de vides culturels & d’insécurité sociale.

Nous devrions donc être très attachés aux libertés fondamentales, non seulement par respect pour l’intégrité des personnes, mais aussi parce qu’elles seules apportent le bonheur & la prospérité, ce que démontre l’histoire de l’Europe. Pourtant, ces libertés semblent ne + compter. (…)

Pourquoi aucune révolte ?

Face à ce rapetissement des libertés fondamentales, pourquoi n’assistons-nous pas à des révoltes pour demander leur maintien ?

Nous y sommes passés à peu de chose près lorsque le gouvernement a interdit aux bars et restaurants de Marseille de travailler en recevant du public.

Des maires ont appelé à l’insoumission, des manifestations ont eu lieu, mais ensuite, plus rien.

En échange de promesses de compensations financières, la mesure a été acceptée. Plusieurs raisons à cette absence de révolte :

le dédain, finalement, des libertés. Peu de personnes y sont réellement attachées, aussi curieux que cela puisse paraître.

La révolte de l’esclave se fait à l’égard de celui qui veut le libérer, pas à l’encontre de celui qui l’asservit.

Catherine II en fit les frais lorsqu’elle voulut abolir le servage : elle eut à subir une grande révolte des serfs à l’encontre de cette mesure.

Napoléon s’en inspira en se gardant bien d’abolir le servage lors de son entrée en Russie, en dépit de la demande répétée de ses conseillers.

Les libertés ont l’inconvénient d’amener avec elles la responsabilité & l’incertitude.

La servitude a l’avantage de nous rendre irresponsables, donc non condamnables, et de créer une grande certitude dans l’avenir.

Ces éléments-là sont très souvent préférés aux autres, comme le chien dans la fable de La Fontaine, qui préfère être enchaîné, mais gras, plutôt que libre et maigre comme le loup. Les sociétés comptent généralement plus de chiens que de loups.

Dans les régimes communistes, la révolte est partie des intellectuels & des universitaires, et non du peuple.

Les dissidents étaient d’abord des aristocrates, c’est-à-dire des hommes attachés davantage à la liberté & à l’honneur qu’à l’égalité & à la conformité, comme l’a brillamment démontré Tocqueville. (…)

Source : https://institutdeslibertes.org/au-feu-les-libertes/#

 
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