Le Blog d'Elsa de Romeu : Information alternative, pertinente & impertinente
Giovanni Strazza - Vierge Voilée

A World Apart – Chapitre VI – Pygmalion

Djibril Kamara venait d’arriver à Munich et de prendre possession de la chambre mansardée et coquettement meublée qu’il avait louée pour 3 jours,
le temps du séjour du trafiquant d’organes Albanais qu’il devait conduire dans l’au-delà.
La position de son nid d’aigle était idéale, car la fenêtre donnait aussi bien sur l’entrée du somptueux hôtel BEYOND, situé sur la place Marienplatz
– et la terrasse associée à la suite dans laquelle allait bientôt se pavaner son futur macchabée –
que sur l’église Saint Pierre et la rue Rindermarkt.
Il était connu dans le petit milieu des Tueurs à Gage pour n’accepter que des contrats où il s’agissait d’abattre des Criminels,
ce pourquoi on l’avait affublé du surnom d’ANUBIS.
Certes, il était noir jais et effilé, à l’image du Chacal-loup égyptien ;
assurément, sa capacité à faire passer de vie à trépas était foudroyante, à l’image de ce dieu de la Mort et souverain du monde Souterrain ;
mais surtout, il était vertueux, tel ce Gardien de la Balance :
Fierce Mind

A World Apart – Chapitre V : Généalogie

Oriane Whitehall était l’heureuse détentrice de 3 PhD : en Anthropologie, obtenu à l’université de Columbia, en Criminologie, acquis à l’université de Maryland, et en Psychologie, issu de Stanford.
Elle avait choisi délibérément 3 universités différentes, parce qu’elle détestait s’inscrire dans tout système de manière pérenne. Elle appréciait d’endosser des signes de reconnaissance académique, mais à titre de laisser-passer pour circuler librement au sein du système, sans jamais avoir à y appartenir ni à en dépendre.
Accessoirement, elle avait été aussi admise à suivre la formation de base BUD/S des SEAL, s’étendant sur une durée de 24 semaines, à l’issue de laquelle elle avait décidé, même si elle était invitée à poursuivre vers le 2d volet de formation spécialisée, le SQT, qu’elle ne pourrait jamais se conformer au conformisme militaire, quels que soient les éphémères exploits militaires dont elle pourrait se flatter.
Eye of the Machine

A World Apart – Chapitre IV : Oraison

Shêngming Zhi huâ contemplait les magnifiques buissons de Rhododendrons éparpillés sur la pelouse parfaite du cottage breton qu’elle avait acquis avec Matthieu, il y a 6 ans, après de longues réflexions.
Une légère brume s’accrochait à l’orée du bois qui débutait à la lisière de leur propriété.
Parfois, des lapins s’aventuraient et s’ébattaient dans le jardin, pour la plus grande joie de Charlotte et Timothée qui s’extasiaient et leur couraient après, en ne les rattrapant bien sûr jamais.
Mais parfois, un renard venait et en dévorait un durant la nuit, ne laissant que sa fourrure ensanglantée, au grand effroi des enfants. (…)
Fight Club

A World Apart – Chapitre III : Apothéose

Vladimir Blowthorn était ravi de ce début de journée ensoleillé et contemplait le panorama new yorkais s’écoulant en vision périscopique, autour de son penthouse perché au 88ème étage du 432, Park Avenue.
Il lui plaisait de se rappeler régulièrement que ce totem magnétique, planant au-dessus de Central Park et intronisé en plein Manhattan par des architectes fous,
poussés par la rage de rebâtir la Tour de Babel originelle, était la plus haute tour résidentielle du monde.
Il toisait et tutoyait ainsi le Chrysler Building, l’Empire State Building et le One World Trade Center.
Le gratte-ciel avait été édifié sur les ruines du légendaire hôtel Drake, construit au début du 20ème siècle et ayant abrité le succès et les amours des célébrités des décades qui s’étaient succédées.
diamant de sang

A World Apart – Chapitre II : Holocauste

Djibril Kamara vivait en Sierra Leone, au sein d’un village niché dans la forêt humide dévalant les pentes du Loma Mansa, la plus haute montagne de son céleste pays.
Depuis le + jeune âge, il avait arpenté les sentiers cachés et les pistes tortueuses de cette forêt à la réputation impénétrable. Il était particulièrement extatique quand il la parcourait au son d'”Inner City Blues”, de Marvin Gay, qui était son dieu retiré dans le royaume de l’au-delà. Il était très fier de son vieux walkman, transmis tel une relique par son grand-père qui n’en avait plus l’usage.
Son second Dieu était un dieu vivant, son père, un fervent Chrétien entré en résistance contre les bandes armées qui terrorisaient et ensanglantaient sa terre natale, luttant pour permettre au conglomérat sud-africain De Beers de continuer à exploiter les mines de diamant. Le plaisir rutilant d’une belle femme New yorkaise n’a pas de prix.
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